3 jours au KAKADU NATIONAL PARK 25 août, 2010
Départ 5h du mat’ devant chez Sabrina.
Le guide vient nous chercher avec un gros 4X4. C’est parti pour 3 jours de tour dans le plus gros parc national d’Australie. (La moitié de la Suisse en superficie!)
A notre grand étonnement avec Marie nous sommes un tout petit groupe: 5 personnes! 2 Allemands, un Hollandais, et nous les 2 frenchies, plus le guide qui est Kiwi. Nous avons donc peu de scrupules à nous étaler, et surtout à parsemer nos affaires dans ce gros 4X4 pour 12 personnes!
Notre premier arrêt se fait après une heure de route, bien avant d’arriver au kakadu. Nos sommes à Mary River, et notre petite troupe monte sur une petite embarcation pour faire une croisière sur un billabong. Un billabong, c’est une étendue d’eau qui ne s’assèche pas pendant la saison sèche et où l’on trouve une forte concentration d’animaux, d’oiseaux et bien sûr des crocodiles!
Marie contente de prendre l’air frais matinal!
Ted notre skipper et guide pour cette croisière
Lili Fleur de nénuphar…
Un peu de vie sur ce paisible billabong

Ted nous fait faire une ballade de 5 min sur les berges du billabong….heuuu mais je croyais qu’il y avait des crocodiles par là??
KAKADU NATIONAL PARK
Quelques heures plus tard nous atteignons ce fameux parc National du Kakadu! Il fait beau et chaud, et notre petite troupe qui n’a pas encore vraiment fait connaissance, s’enfonce dans cette sèche et vaste forêt.
Le long de la route interminable, où le paysage succède au même paysage, notre guide nous explique que les Aborigènes pendant des milliers d’années ont pratiqué des feux de contrôle, afin d’éviter les grands incendies ravageurs incontrôlables. A chaque début de saison sèche, ils mettaient le feux aux grandes broussailles. Les grands arbres, quant à eux, ont évolué avec ces feux annuels et ont adapter leurs écorces contre les flammes. Ces feux permettaient aussi de régénérer la forêt et une abondante végétation repoussait quelques mois plus tard. Lorsque « l’intelligent » homme blanc arriva, les aborigènes n’ont plus été en mesure de pratiquer la vie qu’ils avaient, leur culture et tradition. Au fil des années, la dense et très sèche végétation s’accumula, jusqu’au jour où des incendies très destructeurs ont commencé. Aujourd’hui, même si le Territoire Nord Australien (dont le kakadu) fait partie de la terre des Aborigènes, ce sont les Rangers qui pratiquent ces feux de broussailles afin de préserver l’ héritage culturel qu’est le parc et assurer la sécurité des quelques habitants et des nombreux touristes.
Route un peu inondée… heureusement ce 4X4 a réussi à passer, pas comme celui qui barbote un peu plus loin!
Notre premier arrêt se fait dans un endroit nommé Ubir. Heureux de nous dégourdir les pattes, le guide le long de la marche nous explique que les Aborigènes ont ouvert cet endroit aux touristes afin que le monde prenne connaissance de leur culture, de la richesse de la nature et l’importance de la et les respecter. Beaucoup d’endroits similaires à Ubir existent mais l’homme blanc n’y a pas accès puisque ce sont des endroits sacrés où les Aborigènes traditionnels pratiquent et essayent de perpétrer leur culture.
Notre guide très passionné par cet endroit et les Aborigènes
Les Aborigènes vivaient selon la nature qui les entourait, utilisant ce qu’elle pouvait leur offrir. Un petit exemple: L’Iron Bark tree, qui est un arbre doté d’un bois très dur et résistant et d’une écorce rougeâtre. Les indigènes l’utilisaient pour faire des clap stick (bâton de musique). De plus étant un bois très toxique, ils frottaient le bout de leur lance afin de donner une infection en plus de la blessure à leurs ennemis. Il était également nécessaire pour la contraception des femmes ( allez savoir comment elles ont deviné ça!). Elles faisaient un feu avec ce bois toxique, puis se tenaient debout jambes écartées au dessus du feu pendant un certain temps. Si elles restaient trop longtemps elles pouvaient devenir infertiles! Toute une question de dosage!

Dessin représentant un pêcheur. Il date de la période préhistorienne, 50 000 à 8000 ans auparavant, lorsque le paysage n’était que de vastes plaines, de grandes étendues d’herbes. Ces dessins sont très simples. Les Aborigènes de cette époque passaient tout leur temps à chercher de la nourriture, et à se battre contre les clans ennemis. Ils avaient peu de temps pour les loisirs comme le dessin. Cependant leur culture est basée sur la transmission du savoir aux nouvelles générations par le récit d’histoires (story telling), à chaque dessin correspond une histoire avec une morale. A chaque age ou chaque étape de la vie, de nouvelles histoires, plus complexes sont racontées afin de transmettre la culture.
Dessins représentant des créatures marines. Datant de la période historienne « salt water », 8000 à 2000 ans AC. Période où le niveau des océans a monté, la nouvelle Guinée et la Tasmanie sont séparées par les eaux salées du continent australien. Les plaines de la région du Kakadu sont inondées et une nouvelle faune arrive! Les Aborigènes peuvent maintenant chasser du crocodile, du poisson, des petites tortues avec un nez de cochon très chouquettes!) Ils ont plus de temps, les dessins sont plus détaillés, plus complexe. Le dessin devient un loisir. On voit apparaître des galeries où les dessins servent à l’enseignement, et d’autres galeries où les hommes dessinent ce qu’ils voient ( comme ces nouvelles créatures).
Une troisième période appelée « Fresh water » de 2000 ans AC jusqu’à aujourd’hui où une grosse quantité d’eau douce est apporté par les pluies des moussons, et une nouvelle diversité de faune et flore est apparue (notamment fresh water croco)
Cet endroit était un lieu de vie pour les Aborigènes, ils cuisinaient, mangeaient, dormaient ici. C’est pourquoi les hommes peignaient ce qu’ils avaient vu ou pêché ou chassé les jours précédents. ( On ne voit pas très bien sur la photo mais il y a plein de dessins sur les roches)
Sur ce dessin, lorsque l’homme blanc est apparu les Aborigènes l’ont représenté blanc, avec de grosses chaussures et les mains dans les poches!
Nous poursuivons notre marche et grimpons au sommet de bloc de pierres…afin de surplomber une partie de ce qu’il reste des anciennes plaines. Beautiful!!
En fin d’après-midi, nous reprenons la route pour rejoindre notre premier campement!
ramassage de bois pour un feu de camp, préparation du repas du soir, et installation de nos « swag » (genre de sac en toile cirée avec un petit matelas où l’on se glisse avec un sac de couchage pour dormir…la tête reste découverte pour observer le ciel!) puisque ce soir nous dormons à la belle étoile!
Petite session d’apprentissage au didjeridoo au coin du feu!

DEUXIEME JOUR AU KAKADU
On reprend la route dès le matin. Le guide nous emmène aux JIM JIM FALLS et






































































































































































